Alan Wake a été développé par le studio finlandais Remedy Entertainment – le même studio qui a développé Max Payne. Thriller psychologique qui mêle intelligemment séquences d'action de type survival horror dans les scènes nocturnes et des éléments d'aventure pendant les phases diurnes. Ce jeu est inspiré des célèbres romans de Stephen King, pour notre plus grand bonheur.

Alan Wake est un auteur à succès de thriller policier. Mais, depuis deux ans, il souffre du syndrome de la page blanche. Sa femme Alice décide alors de l'emmener en vacances dans la paisible ville de Bright Falls afin, espère-t-elle, qu'il puisse retrouver l'inspiration et écrire un nouveau livre. Mais lorsque sa femme disparait, le dernier roman d'Alan, un livre d'horreur qu'il ne se souvient pas avoir écrit, prend vie et une force obscure prend possession de la population et de tout autre objet. Suspect, Alan doit fuir la police et le FBI afin de retrouver sa femme et comprendre ce qui lui arrive.
Mais ça n’est pas là que le couple va séjourner. Quelque peu excentré de tout cela, perdu au milieu des montagnes verdoyantes, ils se posent dans un petit chalet sur Diver’s Isle, une île entourée d’un lac qui constituera le nid d’amour d’Alan et de sa femme Alice.
Les rôles semblent tirés des navets de série Z qu’on a déjà trop vus : l’agent du FBI complètement décérébré et sans scrupules, la petite vieille folle et inquiétante qui cache un secret essentiel pour notre quête, la policière courageuse et honnête, le meilleur ami pataud mais fidèle, etc.
D’ailleurs, le jeu est divisé en épisodes, comme un téléfilm et chacun d’entre eux commence par un résumé du précédent et s’achève avec un générique musical !
C’est par ce procédé scénaristique et télévisuel stéréotypé mais efficient que l’on s’identifie à Alan et que l’on prend un réel intérêt à découvrir son histoire. Va-t-on réussir à sauver Alice ? Quelle est vraiment la nature de cette obscurité qui possède tout ce qui l’entoure ? Peut-on avoir confiance en ceux qui disent vouloir nous aider ? Néanmoins le tout reste très linéaire : ne comptez pas sur des fins alternatives, des quêtes secondaires ou des passages secrets.
...qui s'attaquent à Alan Wake sont très vulnérables à la lumière. En conséquence, le joueur doit tirer partie des sources lumineuses. Les développeurs ont intégré au jeux différents éléments permettant de se protéger et de repousser les ennemis par groupe (projecteurs, lampadaires, phares), voir de les tuer sur le coup (bombonne de gaz). L'arme la plus utile pour combattre l'ennemi sera la lampe torche, alimentée par des piles en nombres limités.
Une fois les ténèbres dissipées, il est nécessaire de tuer le possédé et pour cela le joueur a recours à différentes armes dont un petit calibre, un fusil de chasse, un fusil à pompe ou une carabine. D'autres armes comme les grenades flash et le pistolet lance-fusée sont particulièrement efficaces contre les possédés, notamment en groupe.Mais vous pourrez également esquiver les attaques de vos adversaires, sous un effet Bullet Time en hommage à Max Payne. Cette touche ne sera donc pas à négliger, dès lors ou vous manquerez de munitions et que vous devrez fuir le combat, la maigre endurance d’Alan ne vous aidera pas à fuir et il sera donc primordial de guetter chaque ennemi pour tenter d’esquiver leurs terribles attaques, jusqu’au doux moment où vous apercevrez dans la pénombre un magnifique lampadaire luisant n’attendant que votre présence.
L'une des premières choses qui frappe dans Alan Wake, c'est la qualité de ses environnements. De jour comme de nuit, on arpente montagnes et forêts. Même s'il s'agit toujours du même type d'environnement, rien ne se ressemble jamais. Chaque lieu est différent. Et libre à vous d'explorer les restes de cabanes de trappeurs ou les résidus du glorieux passé minier de la région. Mieux encore, tous les décors lointains sur lesquels le regard peut se poser "existent". Au pied d'un pic rocheux, on a vraiment le sentiment de sa présence imposante. Au bord d'un canyon, on a presque le vertige.
Tout au long de l'aventure, le choix est laissé au joueur de suivre la lumière, comprenez la trame principale et donc le seul chemin disponible, ou de s'enfoncer littéralement dans les ténèbres, en sortant des sentiers battus et en explorant les coins les plus sombres des décors, décors saisissant de réalisme et d'effroi. La présence sombre guette Alan, et il n'est pas rare de voir débarquer dans son dos un bucheron en colère dès que l'on s'enfonce un peu trop dans la forêt.
Mais cela est indispensable pour tenter de comprendre l'histoire du jeu, découvrir ce qu'il se passe réellement dans ce petit village de Bright Falls et où est passé Alice Wake.
Dim lights
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L'Ombre ne se contente pas de posséder les humains, elle se plaît également à animer des barils, de vieux essieux qui traînent, une voiture ou un engin de chantier. Oui, il faudra parfois affronter un bulldozer ou plus volumineux encore. Et les choses iront de plus en plus mal à mesure que la rage de l'Ombre augmentera.
Présence inquiétante elle rôde toujours autour de vous et reste l'un des principaux ressorts de l'atmosphère pesante et détaillée du jeu. Par ailleurs, lors de vos visites en intérieur, vous trouverez souvent des postes de télé qui, entre autres choses, diffuseront des vidéos live d'une série télé à mi-chemin entre la 4ème Dimension et Au-Delà du Réel.
Si l'on souhaite profiter au maximum du titre, sa durée de vie initiale (environ 15 heures en ligne droite) est étoffée par l'exploration et la possibilité (vivement conseillée) de recommencer le jeu en difficulté cauchemardesque afin de découvrir des pans entiers du scénario jusque-là indisponibles.
...les graphismes semblent poussifs, notamment au niveau de la modélisation des personnages dont les visages semblent figés. C’est d’autant plus ennuyeux lorsqu’on constate à quel point tout cela fourmille de détails, visuellement et scénaristiquement parlant.
Côté technique, on appréciera toutefois l’absence de temps de chargement et l’admirable gestion des effets de lumière et d’ombre, inhérente à l’intérêt du jeu.
Les doublages sont de belle qualité (on retrouve des acteurs connus) et renforcent les personnalités des protagonistes, magnifiquement interprété.
Par ailleurs, il est souvent très frustrant de constater que la maniabilité du personnage est relative, notamment en ce qui concerne l’interaction avec le décor, surtout quand on doit s’y reprendre par trois fois pour enjamber une simple barrière qu’Alan s’évertue à vouloir sauter sans succès.
Se retrouver avec un Alan qui peine à comprendre qu’on veut qu’il escalade ce rocher et non qu’il sautille devant comme un fan de Tokio Hotel en manque de glucose, est difficile nerveusement.
Surtout lorsque vous avez une armée de timbrés derrière vous avec des haches et des tronçonneuses (ce qui est un peu l’intérêt du jeu tout de même, ne l’oublions pas).
Pour ma part, ce jeu a vraiment été une excellente surprise. Malgré un développement long et complexe, Alan Wake apparait comme une bouffé d'oxygène dans le genre fermé du survival-horreur. Proprement terrifiant, avec des décors superbes et vivants, le dernier né de chez Remedy m'a fait vraiment forte impression.
Alan Wake est un jeu qui ne décevra pas les attentes des joueurs. Du haut de ces 5 années de développements, le jeu enchaine les phases d’actions et d’angoisses, dans un monde à mis chemin entre le réalisme et le surnaturel. Digne d’un livre de Stephen King, il possède en plus une réalisation incroyable, ponctué d’effets de lumière sublime jamais vu dans un jeu auparavant.
Certains pourraient reprocher la redondance de son gameplay, mais l’équipe rattrape le tout avec une cohérence parfaite et une direction artistique qui nous transporte dans les profondeurs de Bright Falls, dans un voyage au bout de la fiction…et de la folie.