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| Dante's Inferno | ![]() | ![]() |
| Écrit par Skalp |
| Dimanche, 07 Février 2010 21:29 |
Si vous êtes un fan de la Divine Comédie de Dante Alighieri, vous risquez de ne pas vous y retrouver dans l'interprétation libérale qu'en a fait Visceral Games (Dead Space). Notre héros va donc arpenter les enfers à la recherche de sa Béatrice armé de sa faux et de sa croix. Préparez-vous à affronter l'un des mondes les plus glauques du beat'em all...
L'enfer, le vraiEsthétiquement, Dante's Inferno n'est pas mal du tout. Bon, notre guerrier est totalement dépourvu de charisme mais certains boss bien glauques sont là pour nous rappeler que l'on se trouve en enfer, et qu'en enfer, on déconne pas. L'ambiance générale est bien malsaine et les différents décors participent grandement à l'immersion. En effet, on croisera des chutes de corps à la place de chutes d'eau, les sols et les murs seront souvent jonchés de personnages qui gesticulent en hurlant, les bruitages sentent bon la traversée de boyaux. Le tout est donc très... "organique". D'ailleurs pour ne rien vous dévoiler, je préfère juste vous dire que certains boss valent vraiment le détour tellement ils peuvent être glauques et nous trouverons aussi certains monstres génériques du plus d'un mauvais goût rien que pour notre plus grand plaisir.
Les doublages quant à eux sont corrects dans l'ensemble, sans plus, tout comme la musique qui ne marquera pas les esprits. Par contre, les cinématiques animées typées B.D., je les ai trouvées tout simplement laides... Elles ne sont ni inspirées, ni intéressantes. Juste laides. Techniquement, le jeu est bon. Il est fluide et remplit le cahier des charges d'un bon beat'em all. Toutefois, Il reste tout de même en-dessous des titres qui sortent en ce moment. Lorsque l'on s'est déchiré les doigts sur Bayonetta ou brûlé quelques neurones sur Darksiders, Dante's Inferno, lui, a tout misé son ambiance pour se faire remarquer face à deux blockbusters sortis dans la même période et ayant misé sur l'originalité de leur gameplay. God Of War in HellLe reproche fait à Dante's Inferno est son côté pompe à GoW. Il est clair que le gameplay partage les mêmes mécaniques que son mentor sans toutefois égaler le maître incontesté en la matière. Ça ne nous empêche pas de nous amuser et puisque nous sommes en enfer, nous serons équipés de deux armes pour accomplir notre mission, une faux impie (corps à corps) et une Sainte Croix (distance) qui évolueront à travers 2 arbres de compétences distincts. Dans un premier temps, vous aurez la possibilité de punir ou d'absoudre les différentes âmes que l'on attrape en plein combat ou celles qui errent (et qui sont d'ailleurs des personnages mythiques ou célèbres). L'absolution et la punition se traduisent par différentes QTE. Si au début, elles sont amusantes, elles deviennent vite lassantes puisque chaque absolution ou punition en nécessite une.
Toutefois, ceci est indispensable pour pouvoir utiliser les artefacts et reliques que vous trouverez en chemin. Certaines nécessiteront un certain niveau sacré ou impie pour être portées.Toutes ces reliques vous confèreront différents bonus plus ou moins intéressants allant d'un bonus d'âme à celui de puissance, etc. Les combos quant à eux sont nombreux et si on choisit d'équilibrer ses branches de compétences, on a de quoi s'amuser pour casser un peu la répétitivité de l'action, propre à ce type de jeux et dont très peu de titres arrivent à se sortir. Dante's Inferno n'échappe donc malheureusement pas à la règle et l'on martèle souvent les mêmes monstres en boucle en appuyant frénétiquement sur les mêmes boutons en utilisant finalement peu de combos.
Pour tenter de diversifier l'expérience du jeu, on trouvera aussi quelques bestiaux que l'on pourra monter mais malheureusement, ceci représente très peu d'intérêt car dans ces courtes séquences on ne fait que marcher sur quelques monstres arrivant par grappes, sans plus. Les énigmes quant à elle respectent le minimum syndical. On bouge quelques caisses, on tire quelques leviers, comme d'habitude en somme... Quant à la partie plate-forme constituée de sauts, de cordes, de monstres volant qui tentent de nous déconcentrer entre 2 bonds, c'est également du déjà vu. Il est donc clair que les mécaniques de Dante's Inferno sont calquées sur God Of War, ni plus, ni moins. Ainsi, les fans de beat'em all (et de GoW) seront donc potentiellement déçus si ils n'accrochent pas à l'ambiance alors que les néophytes seront plutôt convaincu par ce gameplay déjà exploité maintes fois, surtout que la difficulté est réglable à tout moment. Toutefois, comme je l'ai dit précédemment, l'univers bien glauque du jeu pourra compenser ce manque d'inspiration chez les amateurs d'univers sombres.
ConclusionSoyons clair, Dante's Inferno n'est pas un mauvais jeu qui mérite de se faire lessiver sous prétexte qu'il exploite à mort le filon God Of War. On peut, tout au plus, lui reprocher d'avoir copié son gameplay, d'avoir un doublage français qui manque d'enthousiasme et des cinématiques B.D. très laides. Sorti de là, si on apprécie le glauque et le sanglant, on est servi. Finalement Dante's Inferno ne fait qu'utiliser un système de jeu bien huilé sans prendre de risques. Le titre de Visceral Games ne rame pas, les combos s'enchaînent à merveille et on s'éclate bien à punir ses victimes (et un peu moins à les absoudre) et le tout est cohérent. D'ailleurs, Dante's Inferno doit être l'une des meilleures représentations que l'on peut se faire de l'enfer de Dante. D'un autre côté, le jeu est accessible à tout type de joueur, la difficulté étant paramétrable facilement. Pour ma part j'y ai passé 7 heures agréables et si je considère qu'il ne vaut pas ses 60 euros à cause de son manque d'originalité et d'une durée de vie un peu limite (mais logique si l'on considère une certaine répétitivité), d'occasion ce sera un excellent titre à se procurer dans une période un peu creuse.
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