Que se passerait-il si les Shinigami (dieux de la mort) existaient réellement? Et qu’arriverait-il si l’un d’entre eux s’ennuyait? Et s’il venait à s’intéresser au monde des humains…
En 2003, dans la cour d’un lycée japonais, un livre tombe du ciel. Une seule personne l’aperçoit à ce moment précis : Light Yagami. Light est un lycéen de 17 ans, extrêmement doué, et qui malheureusement s’ennuie énormément dans cette société qu’il considère comme pourrie, dirigée par l’argent, la cupidité et la violence.
Lorsqu’il aperçoit le livre tomber du ciel, il note l’endroit où il semble s'être écrasé et s’y rend à la fin de son cours. En effet, un livre noir s’y trouve avec pour entête : «Death Note». Et la première consigne qu’il y lit à l’intérieur est : «Les gens dont le nom est écrit sur ce cahier mourront.»
«Death Note» est un manga de type shounen*, écrit par Tsugumi Ōba et dessiné par Takeshi Obata. Il fut publié pour la première fois en décembre 2003 mais la série animée ne verra le jour que 3 ans plus tard.
L'œuvre a aussi généré trois films réalisées au Japon. De plus, au mois de mai 2009, on nous annonçait que Warner Bros. aurait acquis les droits d’adaptation du manga afin d’en faire une nouvelle transposition à l’Américaine. Roy Lee et Doug Davidson** en seraient les producteurs. Espérons que ce soit réussi!
Quant à l’animé lui-même : juste "wow"! Je me rappelle la première fois que je l’ai vu : J’avais déjà regardé les deux premiers films et les avais adorés. Je ne m’attendais pas à quelque chose qui les dépasserait.
Je me suis trompée royalement! L’histoire est plus détaillée et même si je connaissais la fin, on ne peut se lasser, car l’intrigue ne va qu’en s’accroissant. La compétition qui règne entre L et Kira/Light, afin de savoir qui sera le plus malin, qui sera le plus intelligent, aboutit à des situations où les ruses utilisées sont si complexes, que ça en devient pratiquement de l'art.
L’animé nous permet d'approfondir la psychologie des personnages principaux, nous amenant à comprendre leurs points de vue respectifs et même à apprécier la vision tordue de la justice de Kira/Light. Ils sont attachants et charismatiques, sans oublier les Shinigami, en particulier Ryuk, qui s’amuse comme un petit fou en observant ces simples humains utiliser tant de ruse pour un rêve commun, mais avec des méthodes littéralement opposées. Et bien sûr, tout ça en mangeant sa pomme!
Graphiquement, l’animé est très adulte, très sombre, utilisant les teintes de bleu et de rouge pour identifier les «héros» de l’histoire. Le jeu d’ombre et de lumière ajoute une touche de réalisme tant aux personnages qu’aux décors qui les entourent, renforçant le côté sombre de l’animé.
Il n’y a qu’une seule chose qui m’ait quelque peu titillée : ils portent pratiquement toujours les mêmes vêtements! En particulier L, qui ne semble n’avoir qu’un pantalon noir avec un t-shirt blanc. Il ne portera jamais autre chose. C'est d'ailleurs le protagoniste dont la personnalité est la plus intrigante.
Quant à la bande son, elle dispose d'une thématique plutôt rock. L’«opening» est très dynamique, créé par le groupe Nitghmare. On peut facilement se procurer l’OST soit par téléchargement sur internet ou encore chez un disquaire d’anime japonais.
Finalement, je dois avouer qu’après avoir regardé trois fois l’animé, je ne me suis pas lassée et que probablement, lui aussi, je le regarderai pour une quatrième fois… et qui sait peut-être encore une autre fois…
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* En occident, le mot shōnen, qui signifie adolescent en japonais, est exclusivement utilisé pour désigner un type de manga. Le shōnen manga (少年漫画, shōnen manga? le manga pour jeune garçon), parfois écrit shounen manga (en wāpuro rōmaji), est un type de manga dont la cible éditoriale est avant tout constituée par les jeunes adolescents, même si les filles en lisent aussi. Il est à opposer au shōjo manga (少女漫画, shōjo manga? le manga pour jeune fille). [Wikipedia]
** Ils sont aussi les producteurs exécutifs des adaptations américaines des films suivants: The Ring, The Grudge et The Eyes.