Green Lantern ! 3600 joyeux policiers de l'univers vêtus d'un vert flashy sorti tout droit des années 70, utilisant la volonté comme arme absolue (ouais enfin tout ça je l'ai appris dans le film). La bande-annonce promettait du grand spectacle, de l'action, du super-héros quoi ! Ben, c'était juste en bande-annonce en fait.

L'ordre intergalactique règne grâce à quelques milliers de guerriers armés d'un anneau conférant des super-pouvoirs. Alors qu'un ancien ennemi, Parallax, refait surface et promet la destruction de ceux qui l'ont déjà battu, Hal Jordan, un simple être humain, va être choisi pour devenir un nouveau Green Lantern.
Pilote d’essai extrême (et limite borné), Hal devra convaincre sa nouvelle confrérie que l'anneau l'a choisi pour de bonnes raisons et qu'il n'a pas commis d'erreur. Il aura pour mission de montrer que les humains sont suffisamment matures pour se voir conférer la puissance de l'anneau.

Si dans les premières minutes, l'émerveillement devant la 3D s'impose naturellement, le moment sera de courte durée. En effet, passée l'introduction, celle-ci devient moins spectaculaire. Le problème n'est pas que l'on s'y habitue, non non non, c'est bien pire... Elle est inutile comme dans tous les films que j'ai pu voir en 3D jusqu'ici. Et pourtant, il y avait de quoi faire rêver !
Quant à l'aspect visuel général du film, il est visuellement d'excellente facture (on sent où est passé le budget tout de suite). Les effets spéciaux sont bons, les différents Green Lantern sont convaincants (et parfois impressionnants) et le peu que l'on voit de Oa, la planète de nos amis verts laisse présager le meilleur.
Mais voilà; Green Lantern c'est des effets spéciaux en pagaille et... c'est un peu tout.

Le scénario, quoiqu'un peu plat, se laisse quand même suivre. Il n'y a aucune surprise, aucun rebondissement et nous, pauvres spectateurs, pouvons, tels des devins, prédire les 3 ou 4 scènes suivantes sans aucune difficulté, et ce, même sans connaître un traitre mot de l'histoire des mecs en vert qui portent des bagues.
Le jeu d'acteur est un peu du même genre. Rien n'est vraiment mauvais mais rien n'est non plus très bon. Je m'attendais à bien mieux de Ryan Reynolds (Hal Jordan / Green Lantern) qui arrive à faire sourire sans nous faire rire et qui, finalement peine à convaincre.
Quelques blagues potaches, un super méchant risible et un scénario creux ne permettent de toute manière pas de construire quelque chose de bien profond (en ce moment je trouve quelques excuses à Ryan Reynolds parce que je l'aime bien vous voyez... Étant fan de Van Wilder, il ne peut en être autrement)
Quant au combat final que tout fan de film de super-héros attend, il flirte avec le ridicule. Oui... Ridicule ,et ce, pour une bonne raison, il sent bon l'obsolescence et la fin facile, il sent bon le bâclage et ça, ça te pourrit un peu un film.

Rien de bien palpitant. Les super héros n'ont jamais bercé mon enfance et encore moins mon adolescence (manga quand tu nous tiens) et je n'attends donc pas grand chose d'un film sur ce thème puisque je maîtrise relativement mal l'univers DC (et Marvel aussi). Si je pense qu'un fan absolu de la Lanterne Verte risque de s'immoler avant la fin du film, un néophyte passe un moment correct et profite des effets spéciaux, sans plus.
Le film se laisse regarder et s'oublie rapidement. Je n'ai pas regretté d'aller le voir et je n'avais pas particulièrement l'envie de réfléchir et de me poser des questions métaphysiques, typiquement le genre de question auxquelles Green Lantern ne pourra JAMAIS vous faire penser, croyez-moi...