J'ai testé la licence presque globale chez Manga Thé

J'ai volé le titre à Paul Da Silva (aka Copyleft man) qui m'a dit "Pourquoi tu ne fais pas un article "J'ai testé la licence presque globale" ?". J'y pensais, mais pas sous cette forme, et c'est vrai que c'est beaucoup plus intéressant comme ça à tous les points de vue !

logo

 

Tout a commencé sur le blog de Kara où je regardais les différentes dédicaces qu'il avait prises en photo lors de son passage au Comic-con. L'une d'entre elles m'interpella. La petite légende parlait d'un salon de thé Manga. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre alors j'y suis allé avec ma geekette.

 

dédicace

 

 

Un concept original de licence "presque" globale

Première impression, le stock est juste monstrueux. Plus de 3000 mangas rangés par ordre alphabétique trônent sur la longueur du mur. On ne sait pas trop par où commencer. Le gérant, Robert Louis nous accueille en nous demandant si nous connaissons à la fois le manga et le thé, et la réponse fut oui.

Après une visite guidée entre les titres et la carte des thés, nous avons pris chacun un livre afin de découvrir de nouvelles séries et commandé un thé sur les conseils du propriétaire. C'est amusant puisque 1 mois auparavant, nous faisions la même chose, mais en téléchargeant ces mêmes séries.

Le concept est donc simple et efficace. Vous consommez sur place pour 5 à 9$ (pour 1 ou 2) et vous obtenez le droit de profiter de la lecture des mangas de votre choix et le tout dans un cadre vraiment sympa. En gros, c'est vachement mieux que les scans, surtout que là, tous les titres que l'on voit sont en français.

On notera que le gérant a obtenu les autorisations pour pouvoir faire découvrir le manga à ses clients. En effet, c'est l'occasion d'intéresser de nouveaux lecteurs, de faire découvrir ou redécouvrir des séries et donc de susciter l'envie d'acheter.

 

le lieu

 

Susciter l'envie d'acheter intelligemment

Et c'est là où le concept est juste génial. Non seulement vous pouvez lire tranquillement votre série préférée, mais vous pouvez aussi l'acheter sur place ou même demander à Robert Louis d'en trouver d'autres ! S'il y a suffisamment de demandes, il commandera la série.

Étant spécialisé, il peut se permettre de fournir des séries énormes comme One Piece, Ippo ou Naruto et Bleach. À quoi bon s'ennuyer à les lire sur un écran quand on peut directement profiter du volume original ? De plus, certaines séries sont devenues trop compliquées à trouver sur le net vu leur âge.

Le concept fonctionne puisque nous sommes repartis avec pas moins de 21 volumes (soit une série complète) pour ma geekette, qui a succombé à Nana dont elle lisait les scans depuis déjà longtemps. D'ailleurs petit bonus, si vous achetez 3 mangas, votre thé est gratuit et vous pouvez aussi acheter une carte membre pour obtenir 10% de réduction.

Pour ma part, j'ai découvert de nombreuses séries. Certaines d'entre elles,comme Pluto ou Manhole, finiront dans ma bibliothèque.

 

à l'arrivée

 

Un concept évolutif

Robert Louis ne compte pas s'arrêter là ! En effet, de nombreuses idées trottent dans sa tête et il prévoit notamment d'étendre ses rayons à des ouvrages plus locaux et traditionnels avec la complicité des artistes eux-mêmes.

Quelle meilleure vitrine pour un auteur que de voir directement le public qu'il intéresse, celui qui prend le temps de lire puis d'acheter son oeuvre ? À ce jeu, tout le monde est gagnant, aussi bien le Manga Thé que les éditeurs et distributeurs ainsi que l'artiste.

 

ho yes !

 

Un environnement social

Le Manga Thé aurait pu être un simple salon de thé de lecture (ce qui en soit est déjà énorme) mais on y trouve aussi un véritable réseau social.

En effet, il n'est pas rare que vos voisins de table vous demandent si ce que vous lisez est intéressant et la conversation s'installe tout naturellement. On parle manga, anime, cinéma ou même politique et différences culturelles (les Québécois et les Français ne lisent pas forcément les mêmes mangas).

Nous nous sommes vus arriver à 2 et finir la soirée à 7 ou 10. On colle les tables et on discute. On revient et on finit par connaître les habitués et on initie les nouveaux qui ne savent pas par où commencer comme nous au départ...

De plus, le manga étant dans la culture française depuis maintenant longtemps, on y rencontre de nombreux compatriotes qui, en plus de renouer avec la BD japonaise peuvent aussi rencontrer d'autres Français et bien entendu plein de Québécois sympathiques qui n'hésiteront pas à leur conseiller des endroits pour s'installer ou trouver un boulot.

 

lecture time

 

Le principe, importé de la France est donc plutôt sympa et efficace et mérite de se développer. Toutefois, il est également tributaire de l'importation et d'un certain je-m'en-foutisme des fournisseurs qui ne considèrent pas le manga. Ainsi, il faut attendre au minimum un mois pour voir un titre passer de la France au Québec... Décidément, rien 'est parfait !

 

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