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Le bien aimable Sergorn nous gratifie de ses impressions sur Lair, jeu incroyablement controversé sur PS3 allant du bon au pire jeu de l'année... Et plutôt que de se taper l'avis de testeurs qui ne savent pas utiliser le sixaxis, rien ne vaut la critique d'un joueur qui l'a retourné dans tous les sens !
Depuis la Séparation au temps des Anciens, les peuples d’Assylia et de Mokai vivent chacun de leur côté, les premiers gouvernés par une foi inébranlable en Dieu, les seconds survivant aux plaines glacées grâce à leurs avancées scientifiques. Mais quand les Mokai, menacés par la famine, s’attaquent soudainement à Assylia… le grand Devin y voit le prétexte idéal pour lancer une guerre vengeresse et exterminer les barbares du nord. Le jeune chevalier Rohn de la Garde Aérienne est bien décider à venger tous ses morts…
Venant tout juste de sortir outre-atlantique, LAIR est le dernier bébé des Studio Factor 5. Les plus vieux d’entre nous se souviendront bien sûr de leurs débuts avec le mythique Turrican… mais la plupart de gens les connaissent surtout pour leur titres Star Wars avec la série des Rogue Squadron, et notamment l’excellent Rogue Leader qui avait fait le bonheur des premiers acheteurs de la GameCube.
Pour leur première incursion sur une machine Next-Gen, Factor 5 décide d’abandonner les X-Wing et les Chasseurs TIE au profit de Dragons, et délaisse Nintendo au profit de Sony pour offrir à la PS3 l’une de ses premières grosses exclusivités. Initialement prévu pour le lancement de la console, avant d’être continuellement repoussé pendant près d’un an, LAIR sera-t-il à la hauteurs de l’attente engendrée ?
Une baffe technologique…
Proposant des graphismes allant jusqu’en Full HD 1080p et une ambiance sonore en 7.1 True Surround – LAIR se veut être le premier jeu tirant réellement profit des capacités de la Playstation 3. Le moins que l’on puisse dire c’est que sur ce plan, LAIR ne déçoit pas – visuellement époustouflant, il nous offre ce qui est certainement l’un des plus beaux jeux actuels de la PS3. Ce n’est pas tant que LAIR propose les plus belles textures vus à ce jour, ou même les modèles 3D les plus détaillés – il faut être honnête et le titre reste sur ce plan clairement en deçà d’un Gears of War ou d’un Heavenly Sword – mais c’est surtout quand on considère la taille gigantesque de ses niveaux, et le nombre des forces en présences que LAIR représente une baffe monumentale. Quand une même bataille cumule un environnement gigantesque, des dizaines de dragons s’affrontait en l’air, des tourelles tirant des tous les sens, et des centaines de troupes au sol si ce n’est plus…
Difficile de ne pas sentir sa mâchoire se décrocher devant le résultat, d’autant que le tout est cumulé à une belle réussite artistique tant dans le design réaliste des dragons, que dans les décors et les environnement qui savent être variés. Tout n’est pas parfait non plus – il reste quelques textures moyennes ci et là, et tous les niveaux ne bénéficient pas de la même réussite graphique mais il serait difficile de lui en tenir rigueur tant cela reste toujours beau, et diablement impressionnant.
Sur le plan sonore c’est tout aussi impressionnant. Les bruitages retranscrivent à merveille le chaos des batailles, le doublage anglais est de qualité, mais la palme revient sans nul doute aux compositions musicales de John Debney (auteur notamment de musiques de Sin City ou de la Passion du Christ), tout simplement magnifiques et digne des plus grand film hollywoodiens, contribuant à renforcer l’ambiance épique au cœur des batailles.
Des contrôles controversés…
Si LAIR a beaucoup fait de parler lui néanmoins, c’est surtout par son choix controversé de centrer son gameplay entièrement autour de la manette SIXAXIS de Sony et de ses capteurs de mouvement, délaissant ainsi entièrement le contrôle traditionnel au stick au gram dam et au scepticisme (certes compréhensible) de bien des joueurs.
Néanmoins le bilan est on ne peut plus positif, et prouve sans doute tout le potentiel de la manette de Sony. Le dragon réagit ainsi très bien, et suit exactement les mouvements effectués sur la manette. En fait, plus que de contrôler le dragon, on a quelque part le sentiment d’être le cavalier et d’en diriger les rennes… ainsi le dragon se contente initialement de planer, et il y a une légère inertie lorsqu’on le fait changer de direction. Même le faire avancer plus vite demandera d’appuyer régulièrement sur le bouton X afin qu’il accélère en battant des ailes, tandis que les gâchettes permettront de le faire freiner ou même de totalement l’arrêter en l’air. Le système est simple et efficace. Le contrôle de sa créature vient tout naturellement même s’il nécessite un certain temps avant d’en maîtriser toutes les subtilités.
Les autres utilisations du SIXAXIS quant à elles requièrent de faire un mouvement sec de la manette dans une direction précise… Ainsi, un mouvement vers le haut fera faire un demi tour à votre dragon, un mouvement vers le bas le fera plonger en avant, tandis qu’un mouvement vers la droite ou la gauche amènera votre dragon à faire une esquive dans la direction suggérée. Si cela demande un certain temps pour attraper le coup, une fois que c’est fait, on arrive sans difficulté à replacer l’action en vol et à s’en servir au cœur d’une bataille. Le titre offre de toute façon un tutorial très complet permettant d’apprendre à diriger son dragon au cours de courses d’obstacles, ainsi que le fonctionnement du combat dans les moindres détails. Au final il ne sera pas difficile de diriger son dragon selon son bon vouloir, même dans les passages les plus abrupts et serrés que propose le titre (comme lors de l’impressionnante sixième mission).
Le combat offre également nombre d’actions différentes possibles… si le plus simple est bien entendu de lancer des boules de feu en direction des dragons adverses, on peut également locker le dragon adverse et foncer alors dessus pour un affrontement au corps à corps. Selon les conditions cela amènera à trois types d’évènements possibles, une affrontement côte à côte où il faudra rentrer dans l’adversaire par des mouvements abrupts vers le côté, le classique Quick Time Event où il faudra répéter les actions à l’écran pour désarçonner le dragonnier adverse, ou alors un véritable combat au corps au corps avec parades et combo à la clef – les boutons R et L servant alors aux parades, et les autres touches à un type d’attaque différent. L’aventure nécessite également d’attaquer certains éléments du décors, la plupart du temps à coup de flammes, mais parfois directement au corps à corps ce qui mènera son dragon à se poser sur l’objet, suite à quoi le joueur devrait frénétiquement secouer la manette de bas en haut en bas jusqu’à ce son dragon arrache la cible de toutes ses forces. Fatiguant pour les poignets, mais cela retranscrit à merveille la brutalité de l’action.
Quand on pose son dragon au sol, le contrôle se fait au stick sans se poser de question. Il est facile de massacrer les troupes ennemis par dizaine à coups de griffes, de queue, de flammes, voire même de les avaler pour regagner de la vie… Notons qu’on peut également attraper directement des troupes au sol pour les envoyer voler au loin. Utile ? Pas foncièrement… mais véritablement jouissif !
Bref le moins que l’on puisse dire, c’est que le tout est globalement très convaincant. On peut certes regretter que Factor 5 ait choisi de ne pas intégrer un système de contrôle classique au stick (d’autant que ce dernier ne servant qu’à bouger la caméra aurait été très simple à rajouter), mais le système de contrôle unique de LAIR mérite qu’on lui donne sa chance et qu’on se fasse son propre avis.
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