Le Caporal Bower (Ben Foster) se réveille brutalement d'hyper-sommeil dans un gigantesque vaisseau. Souffrant d'amnésie partielle, il ne comprend pas ce qu'il fait là. Aidé par le lieutenant Payton (Dennis Quaid) il devra réinitialiser manuellement le moteur nucléaire du vaisseau pour éviter une catastrophe. Alors qu'il se dirige vers le moteur, Bower découvre une réalité qui dépasse l'imagination. En effet, l'appareil est envahi de créatures monstrueuses et quelques survivants tentent de lutter pour ne pas finir entre les dents de ce nouvel ennemi inconnu... C'est alors qu'accompagné de Nadia (Antje Traue), une survivante, il devra parcourir les corridors sombres et inquiétants d'un vaisseau qu'il ne reconnaît plus.
Produit avec un budget relativement limité par l'équipe à qui l'on doit Resident Evil (j'entends couiner...), Pandorum se veut avant tout un film psychologiquement stressant plutôt que visuellement impressionnant. De plus, plutôt que de prendre le chemin du gore et du trash, le film a choisi de créer une ambiance claustrophobique et glauque, à l'image d'Alien ou de Event Horizon.
D'ailleurs petite parenthèse, plus proche de notre univers vidéoludique, le film m'a rappelé également le jeu Dead Space avec ses mutants et ses couloirs atrocement sombres. Je me suis même demandé si, à tout hasard, le réalisateur ne s'était pas tapé quelques "survival horror" avant de commencer à tourner. Je ferme ma parenthèse...
Malheureusement pour nous, ce titre ne nous étouffera pas par son originalité. Déjà très présent dans le monde la science fiction et de l'horreur, le thème des gentils qui doivent survivre contre les mutants pour sauver l'humanité a été surexploité. Bien entendu, rien de nouveau sous le soleil ici puisque l'ensemble du film représente une espèce de pastiche de ce que l'on connaît déjà.
Si la première partie, soit la première heure, est un peu molle et comporte quelques longueurs, la seconde se rattrape pour faire avancer le scénario beaucoup plus rapidement tout en multipliant les scènes d'action. Toutefois, petit bémol, déjà peu inspiré, le tout tend à se perdre dans les clichés, le déjà vu et le surréalisme. Personnellement, il m'a tiré un petit sourire moqueur sur la fin.
Quant à l'aspect purement technique et visuel, les effets spéciaux et les créatures sont parfois un peu bâclés et la première partie se déroulant presqu'exclusivement dans des couloirs sombres ne nous permet pas de voir grand chose si ce n'est un florilège de lampes torches et d'effets d'éclairages minimalistes.
Pourtant, malgré tous ses défauts, Pandorum a le mérite de casser un peu la routine installée depuis quelques années dans le cinéma de science-fiction américain, c'est-à-dire, de ne pas tout misé sur un visuel tape-à-l'œil pour tenter de renouer avec le film d'ambiance, celui qui vous suggère plus qu'il ne vous montre.
Pandorum est finalement un film de série B assez fade. Trop inspiré des films de la vague Alien dont il tente d'absorber l'ambiance, ce Pandorum peine à se trouver une identité propre et n'a en réalité que fait se servir dans ce qui avait été fait sans y rajouter quoique ce soit. Si Ben Foster se débrouille plutôt bien, Dennis Quaid m'a un peu déçu. En effet le lieutenant a plus l'air d'un vieux capitaine de bateau accoudé à un bar qu'un homme qui risque de perdre la vie à tout moment.
On ne passe pas un mauvais moment en le regardant, loin de là, mais il fait parti de ces films qu'on oublie rapidement et que, dans 2 ans, l'on pourrait revoir en se demandant si nous l'avons déjà regardé ou pas.
Titre Original: Pandorum
Réalisateur: Christian Alvart
Pays: U.S.A.
Année de production: 2009
Genre: Science-Fiction/Horreur
Durée: 108mn