Techniquement impressionnant et donnant le sentiment de se promener dans une production digne de Pixar, Ratchet & Clank (R&C) bénéficie de graphismes splendides. Les cinématiques sont tout aussi magnifiques et nous n'avons qu'une hâte, voir la suivante. Coloré et détaillé, l'ensemble ressemble à une sorte de mélange entre Toy Story et Les Indestructibles. Par contre, à de rares occasions, quelques ralentissement pourront être observés (surtout lors de la scène remplie d'explosions et d'ennemis où Ratchet est accompagné) mais ceux-ci restent anecdotiques.
Par contre, Le design général ne se distinguera pas par sa variété. En effet, d'une planète à l'autre, la structure des décors est souvent la même et l'on y rencontre souvent les mêmes personnages. Ainsi, les villes, usines et autres environnements ont tous plus ou moins un air de famille. Il est assez rare de se promener en pleine nature. Toutefois, ce choix artistique marqué permet de conserver une trame historique cohérente et l'on prend le temps de s'attacher aux différents protagonistes. L'histoire nous mènera sur différentes planètes de l'empire, sur des stations orbitales ou dans des ruines Lombax.
Les développeurs ont, du coup, pensé à enrichir le game design. La taille des cartes est telle que l'on a jamais d'impression de répétition lorsque l'on joue. On monte, on descend, on saute, on s'enfonce dans les différents milieux proposés avec plaisir.
Pour couronner le tout, Le doublage français a été soigné. Seul Clank a quelques ratés et donne parfois l'impression d'un acteur lisant son texte au mot à mot. Quant à l'empereur, Ratchet, Qwak et les autres, ils nous font franchement rire. De plus, La bande-son est d'excellente qualité et colle parfaitement à l'esprit du jeu.
Pour mener à bien sa mission, Ratchet disposera de plus de 20 armes différentes allant du combustor (l'arme de base) au lance-tornade (que l'on peut contrôler au sixaxis) en passant par des grenades et gadgets de toute sorte. Les ennemis seront insensibles à certaines armes, nous obligeant à changer assez fréquemment. D'ailleurs le fouet électrique servira non seulement à exploser les monstres équipés de boucliers mais aussi à se balancer tel un Indiana Jones de l'espace.
Si Ratchet gagne de l'expérience et monte de niveau, ses armes également ! Plus il les utilise, plus celles-ci deviennent puissantes. De plus, des cristaux permettront d'acheter de nouvelles options à travers un arbre évolutif propre à chacune d'elle. Puissance, débit et munitions pourront donc être modifiés à notre convenance. À cet arsenal se grefferont des armures qu'ils faudra acheter afin d'absorber un maximum de dégâts.
Mais que serait Ratchet sans Clank ? un pauvre Lombax solitaire... Le petit robot plein de sagesse ne passera pas sa vie sur le dos de son camarade. Certaines séquences lui seront dédiées, offrant un gameplay totalement différent. Ayant moins de points de vie mais étant aidé d'amis que seul lui peut voir, il pourra léviter, ralentir le temps ou encore pratiquer la télékinésie. C'est avec lui que le style "plate-forme" prend tout son sens. Utiliser ses capacités à notre avantage sera vital pour pouvoir terminer les quelques niveaux bourrés de pièges que l'on devra arpenter en sa compagnie.
Mais ce n'est pas tout ! Les différentes planètes, déjà grandes, sont truffés de passages secrets nous permettant d'obtenir des boulons d'or. Ceux-ci nous offrent, via le menu d'option, le moyen d'acheter différents costumes qui sont en fait, principalement des personnages rencontrés dans le jeu ou des déguisements représentant un thème abordé. Après, libre à vous de vous ballader, par exemple, dans la peau de Cronk ou Zephyr, 2 vieux robots séniles.
Le jeu frôlerait la perfection vidéoludique s'il n'était pas entaché de certains bugs. Le premier relativement connu, concerne l'espace disque et est décrit ici mais je n'y ai pas eu le droit. Par contre, le jeu m'a forcé une fois à redémarrer la machine lors d'une cinématique ou Ratchet utilise, dans son vaisseau, un objet donné par Qwak. L'écran est tout simplement devenu noir.
Un autre, assez gênant, rend le voyage de planète à planète... infini... La cinématique d'hyper-espace tourne en boucle. Ce type de problème peut aussi se produire pendant une cinématique plus classique rendant son visionnement chaotique (chaque personnage se répète 2 ou 3 fois... et le décalage son/image devient monstrueux).
Finalement, le bug le plus fréquent concerne les monstres bloqués dans le décor. Il en devient parfois drôle. Certains monstres trôneront fièrement sur des coffres sans pouvoir bouger ou alors, ils vous donneront parfois l'impression d'avoir été mis au coin, comme des enfants...
Heureusement pour nous, le plaisir du jeu n'est que très rarement affectés par les problèmes que l'on rencontre. Quelques semaines de debug n'auraient tout de même pas fait de mal à Insomniac.
R&C est un jeu dont la PS3 avait besoin. Beau, drôle et attachant, le titre est tout simplement excellent. Le scénario n'a pas été laissé de côté et l'aventure que l'on traverse est un pur moment de bonheur. Chaque planète nous donne l'envie d'aller sur la suivante.
La richesse du gameplay et le système d'obtention de bonus offrent une forte rejouabilité au titre qui avait déjà un compteur offrant environ 20 heures de plaisir, ce qui, pour ce type de jeu est plus que raisonnable.
Jouant la carte de l'originalité, le mélange action, aventure, plate-forme, shoot'em up est une réussite totale et ce n'est pas quelques bugs qui pourront gâcher quoi que ce soit. R&C n'aura pas à rougir devant un Mario.
Je crois que vous avez compris, Ratchet & Clank Future: Tools of destruction est un must have Playstation 3. Si d'habitude ce genre de jeu ne vous plaît pas, essayez quand même la démo, et dites-vous que l'aventure qui vous sera proposée est bien meilleure que ce que l'on vous a laissé entrevoir.