Resident Evil: The Umbrella Chronicles
- Écrit par JC
C'est avec fébrilité que j'insérais le dernier Resident Evil dans le lecteur, la fameuse version exclusive à la Wii, "The Umbrella Chronicles". Laissant de côté le survival horror que l'on connaît pour un rail shooter, il y avait de quoi être inquiet. Comment Capcom allait faire pour ne pas perdre le charme d'une série devenue mythique et dont chaque opus est attendu par des fans de plus en plus nombreux ? Hé bien... lisez donc la suite !
Opération recyclage
Première remarque, le moteur n'a pas vraiment évolué... Graphiquement similaire aux Resident Evil Gamecube, Le jeu n'a pas subi d'améliorations graphiques. Maintenant que l'on a pu voir Metroid et Mario, on sait que la Wii pouvait faire bien mieux. Certains décors sont vraiment réussis et nous rappellent, avec succès, les bons moments passés sur Resident Evil 0, 1 et 3. Les zombies et autres créatures sortant tout droit des précédents épisodes, on ne sera donc pas surpris de revoir la même ribambelle de bestioles tenter de nous bouffer.
Par contre, pas mal de couloirs sont ratés et à peine digne d'une production PS2. On sent que Capcom a été pris par le temps pour sortir son titre. Non seulement pauvres en couleurs, ces passages sont également vides et souvent très sombres... Peu de chose s'y passe, quelques zombies ou chiens qui traînent et c'est tout...
Le jeu s'articulant autour de 3 épisodes, de nombreuses cinématiques viennent accompagner les séquences de tirs. En plus d'être nombreuses, elles sont réussies et permettent de mieux situer les différents scénarios. Ainsi, un novice pourra facilement prendre ses marques et peut-être, avoir envie de se payer les épisodes Gamecube pour approfondir les choses et vivre la série de survival horror la plus connue de l'histoire. Les fans, quant à eux, se remémoreront de bons souvenirs et verront les scénarios sous un angle différent.
Musique et bruitage permettent de créer une ambiance rappelant celle de tout Resident Evil qui se respecte. Le contrat est donc rempli de ce côté, puisque tous les éléments propres à la série ont pu être conservés. Quoique moins effrayant que les épisodes remaniés qu'il propose et plus proche de Resident Evil 4, Capcom a quand même réussi a produire, à moindre coût, un jeu honnête, digne de la série.
Par contre, pas mal de couloirs sont ratés et à peine digne d'une production PS2. On sent que Capcom a été pris par le temps pour sortir son titre. Non seulement pauvres en couleurs, ces passages sont également vides et souvent très sombres... Peu de chose s'y passe, quelques zombies ou chiens qui traînent et c'est tout...
Le jeu s'articulant autour de 3 épisodes, de nombreuses cinématiques viennent accompagner les séquences de tirs. En plus d'être nombreuses, elles sont réussies et permettent de mieux situer les différents scénarios. Ainsi, un novice pourra facilement prendre ses marques et peut-être, avoir envie de se payer les épisodes Gamecube pour approfondir les choses et vivre la série de survival horror la plus connue de l'histoire. Les fans, quant à eux, se remémoreront de bons souvenirs et verront les scénarios sous un angle différent.
Musique et bruitage permettent de créer une ambiance rappelant celle de tout Resident Evil qui se respecte. Le contrat est donc rempli de ce côté, puisque tous les éléments propres à la série ont pu être conservés. Quoique moins effrayant que les épisodes remaniés qu'il propose et plus proche de Resident Evil 4, Capcom a quand même réussi a produire, à moindre coût, un jeu honnête, digne de la série.
Rail shooter et Wiimote
Cela fait plusieurs années que nous n'avons pas eu de (bon) rail shooter, ou plus exactement, de rail shooter tout court. Certes, il y a eu les Time Crisis, références en la matière, mais pas grand chose d'autre. Capcom avait donc fort à faire pour convaincre son public que ce Umbrella Chronicles ne serait pas le vilain petit canard de la famille. Outre la mise en scène réussie, la wiimote a su profiter au gameplay.
Le Wii Zapper étant ce qu'il est, il est plutôt conseillé de s'en passer. Le combo wiimote/nunchuk est idéal et extrêmement bien pensé. Vous tirez avec la gâchette et changez d'arme avec C alors que maintenir la touche A vous permet d'utiliser le couteau. Un simple coup sec de wiimote vous permettra de recharger votre arme.
Le stick, quant à lui, se limite à jeter un oeil de droite à gauche et de haut en bas. Ceci peut être très pratique pour ramasser les divers objets que l'on trouve. Il ne faut pas oublier que les scripts ne s'arrêteront pas pour vous et qu'il faut être vigilant à tout bonus qui traîne.
Le Wii Zapper étant ce qu'il est, il est plutôt conseillé de s'en passer. Le combo wiimote/nunchuk est idéal et extrêmement bien pensé. Vous tirez avec la gâchette et changez d'arme avec C alors que maintenir la touche A vous permet d'utiliser le couteau. Un simple coup sec de wiimote vous permettra de recharger votre arme.
Le stick, quant à lui, se limite à jeter un oeil de droite à gauche et de haut en bas. Ceci peut être très pratique pour ramasser les divers objets que l'on trouve. Il ne faut pas oublier que les scripts ne s'arrêteront pas pour vous et qu'il faut être vigilant à tout bonus qui traîne.
Le réticule, assez énorme, vous permet de connaître les munitions restantes avant de recharger. Vous devrez d'ailleurs le faire au moment opportun et pas quand il ne restera plus de balles, car là, le temps de rechargement risque de jouer en votre défaveur. Ce viseur se mettra également à clignoter lorsque vous passerez sur le point faible de votre adversaire, ce qui, chez un zombie, peut entraîner un "critical hit" ou plus simplement, une décapitation en règle.
Malheureusement, le point faible des zombies est tellement petit qu'il devient de plus en plus difficile de leur tirer directement dans la tête et l'on ne comprend pas vraiment pourquoi certains sont plus résistants que d'autres. On peut passer de 3 a 10 balles pour en tuer un. De plus, ils ont tous la fâcheuse tendance à se balancer, ce qui rend rapidement l'exercice pratiquement impossible. La précision de la wiimote aurait dû être revue ou les points critiques plus gros pour moins frustrer le joueur.
Un gameplay dynamique
Les boss de fin de chapitre sont tout simplement excellents ! Beaux et violents, les affrontements sont nerveux, voire parfois épiques. Dynamisés par des QTE plus ou moins difficile et demandant de bons réflexes, les combats sont systématiquement éprouvants et stressants, un vrai bonheur ! Trouver le point faible du monstre est assez facile mais l'exploiter est un tout autre problème. Certaines joutes peuvent facilement durer une quinzaine de minutes. On y vide des chargeurs, on profite d'une QTE pour esquiver, on attrape les munitions qui passent. Tout va vraiment très vite. C'est ici la plus belle réussite du jeu.
En parlant de QTE, il n'y a pas que les rencontres avec les boss qui en proposent. En effet, si un zombie vous agrippe, une séquence s'activera, nécessitant de bouger rapidement la wiimote... Le résultat se solde par une jolie cinématique montrant comment notre personnage se débarrasse du zombie. La technique au teaser est l'une des plus sympathiques. On en viendrait presque à se laisser attraper pour en lancer une autre. D'autres petits évènements fourmilleront au fur et à mesure de votre progression.
Le rail shooter étant limité en interaction, la répétition est inévitable. Après tout, on ne fait que attendre que le personnage se déplace et tirer sur tout ce qui bouge. Pour ajouter un peu de piquant, Capcom a eu la judicieuse idée de rajouter des bonus un peu partout que l'on trouve en détruisant des éléments du décor. Ces bonus, totalisés dans nos statistiques au même titre que le nombre de coups critiques ou de balles utilisées, permet d'en connaître un peu plus sur l'histoire de Umbrella. Il est possible de les lire une fois le chapitre terminé.
En parlant de QTE, il n'y a pas que les rencontres avec les boss qui en proposent. En effet, si un zombie vous agrippe, une séquence s'activera, nécessitant de bouger rapidement la wiimote... Le résultat se solde par une jolie cinématique montrant comment notre personnage se débarrasse du zombie. La technique au teaser est l'une des plus sympathiques. On en viendrait presque à se laisser attraper pour en lancer une autre. D'autres petits évènements fourmilleront au fur et à mesure de votre progression.
Le rail shooter étant limité en interaction, la répétition est inévitable. Après tout, on ne fait que attendre que le personnage se déplace et tirer sur tout ce qui bouge. Pour ajouter un peu de piquant, Capcom a eu la judicieuse idée de rajouter des bonus un peu partout que l'on trouve en détruisant des éléments du décor. Ces bonus, totalisés dans nos statistiques au même titre que le nombre de coups critiques ou de balles utilisées, permet d'en connaître un peu plus sur l'histoire de Umbrella. Il est possible de les lire une fois le chapitre terminé.
Conclusion
Graphiquement moyen malgré la diversité des ennemis, certains décors et des boss énormes, The Umbrella Chronicles sent le recyclage de moteur à plein nez. Toutefois, il est intéressant de constater que le jeu reste très prenant. Que l'on soit fan ou non de la série, quand on a une petite heure à tuer, le titre est vraiment sympa.
Pourquoi une heure ? À cause de la répétitivité. On finit par se lasser au bout d'un maximum de deux ou trois heures de jeux... Certes, on progresse dans le scénario mais les interactions étant très limitées, on a tendance à s'ennuyer.
Terminé complètement en 18 heures, c'est pratiquement un record de durée de vie pour un rail shooter... Si l'on ne s'attarde que sur les scénarios principaux, une petite dizaine d'heures suffira. Les différents scénarios sont très bien ficelés et les possibilités de débloquer des personnages et de nouveaux sous-chapitres parallèles donnent une excellente raison pour se le procurer.
Difficile et avant tout réservé aux fans, ce titre plaira aux plus assidus d'entre eux. Le côté typiquement action et accessibilité permettra aux novices de se lancer dans l'une des aventures horrifiques les plus célèbres de l'industrie du jeu vidéo et leur donnera sûrement l'envie d'acquérir au moins Resident Evil 4. Capcom parlait d'un jeu grand public mais en réalité il n'en est rien... Même le mode facile peut réserver des surprises pour un joueur débutant. Les hardcores gamers pourront se faire plaisir en jouant directement en mode difficile... incroyablement dur, transformant les boss en titans.
Resident Evil: The Umbrella Chronicles, malgré ses défauts vaut le détour pour son style et son ambiance unique. Les nouveautés venant se greffer au scénarios apportent une nouvelle vision sur ce qui entoure Umbrella et l'on espère voir de nouveaux épisodes débarquer sur Wii. Il serait dommage de laisser maintenant les joueurs sur leur faim. On sait que Resident Evil 5 ne sera réservé qu'aux PS3 et Xbox 360 mais le fan ne peut que espérer voir un jour un nouvel opus de la série sur sa console...Surtout que là, Capcom nous aguiche...




