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The Darkness

  • Écrit par JC
Comics né en 1996, The Darkness se veut sombre, cynique et glauque. Jackie Estacado (vous), une petite frappe (très douée) de la mafia, voit le jour de ses vingt et un ans tourner au cauchemar quand, poursuivi par son patron, Oncle Paulie, il se retrouve possédé par une force obscure et ancienne appelée Darkness dont l'objectif semble être de provoquer chaos et désolation.

 

jaquette
 
 

Ambiance, ambiance

Depuis F.E.A.R et Condemned, les amateurs de sensations fortes n'avaient plus grand chose à se mettre sous la dent. Métros malsains, clochards ivres ou encore rues sombres aux murs taggués, Starbreeze nous a préparé un cocktail que les amateurs du genre sauront apprécier et savourer.

Afin de créer une ambiance digne du comics, les graphistes ont tenté d'exploiter au mieux l'univers nocturne de Darkness. Projection des ombres, éclairages de rue et néons impressionnent, donnant des allures inquiétantes aux rues new-yorkaises. Les personnages que vous rencontrerez ressembleront souvent à des stéréotypes connus, allant ainsi du mafieux tout droit sorti du Parrain (Oncle Paulie) au skinhead hooligan en passant par vos invocations (darklings) cousines de gremlins. Loin d'un Gears Of War, techniquement parlant, le talent artistique de l'équipe sait convaincre malgré les limitations imposées par le moteur de Riddick, qui même si il a évolué, commence à vieillir.

Le charisme des personnages est appuyé par un doublage anglais d'une rare qualité. Les gens que l'on croise, qu'ils aient une quelconque importance ou non, seront tous gratifiés de voix convaincante ce qui est plutôt exceptionnel dans le monde du jeu vidéo. Les doubleurs sont même allés jusqu'à reproduire plusieurs accents afin de crédibiliser la faune new-yorkaise, un véritable jeu d'acteur ! Les bruitages sont de la même qualité et participent grandement à l'atmosphère du titre. Quant à la bande son, elle est presque à la hauteur des doublages et rythme parfaitement le jeu.

Toutefois, l'animation n'a pas bénéficié de ce souci de perfection. Elle est plutôt sommaire, voire grossière. Certains déplacements de vos adversaires donnent l'impression qu'un balai s'est malencontreusement retrouvé à la mauvaise place, raidissant leurs mouvements. Quand on se regarde dans une glace, les cheveux de Jackie semblent plus gras qu'un trio Big Mac, et sa raideur laisse à penser que le balai est en fait une mode... À côté de ça, les darklings jouissent de mouvements les rendant souvent plus réalistes que les humains. Quant à Darkness, le voir sortir du dos de Jackie est franchement bien rendu.

Les versions 360 et PS3 sont rigoureusement identiques à l'exception de l'antialiasing (absent sur la PS3) et du framerate, parfois instable sur la machine de Sony. Les chutes que l'on peut observer ne sont pas franchement gênantes et plutôt rares, mais il est tout de même dommage que ces détails démontrent un manque d'optimisation du jeu sur la Playstation, surtout que des scènes remplies d'ennemis ne posent aucun problème, alors que d'autres, qui n'ont rien d'exceptionnel voient leur framerate chuter.

chute

 

Un FPS comme les autres ?

Comme dit précédemment, l'environnement graphique s'appuie énormément sur les sources lumineuses et leurs impacts sur le décor. Eh bien, le gameplay aussi. En effet, Darkness doit être dans l'ombre pour utiliser ses pouvoirs démoniaques. Vous devrez donc détruire un maximum de lampadaires pour pouvoir profiter de sa puissance et des armes qui lui sont liées comme l'énorme bras tentaculaire qui peut se glisser un peu partout et abattre vos ennemis en une ou deux secondes.

Par contre, les armes conventionnelles, peu nombreuses, vous ramèneront toujours aux bons vieux révolvers du début qui restent le meilleur compromis distance/dégâts. À celles-ci s'ajoutent les armes de votre parasite, enfin de Darkness, ayant pour qualité première d'être surpuissantes. Hormis le bras, il existe le trou noir, capable d'éliminer un grand nombre d'ennemis, vous donnant l'impression d'être un dieu du chaos. Rien de plus jouissif que d'éclater un groupe complet d'ennemis en moins de cinq secondes !

Autres armes originales, les darklings. Au nombre de quatre, ces invocations vous permettront de rester à couvert alors qu'elles élimineront vos ennemis de différentes manières. Le Kamikaze explosera alors que le Massacreur leur sautera dessus pour les finir à l'arme blanche. Leur utilisation est malheureusement un bonus négligeable dans la mesure où ils font un peu n'importe quoi et meurent souvent bêtement.

Les combats, quant à eux, sont généralement nerveux, parfois tendus, ce qui contraste avec les déplacements assez lents de Jackie. L'IA est plutôt conventionnelle et réagit parfois assez mal. Par exemple, il est très facile d'attirer les ennemis jusqu'à soi. En effet, même s'ils sont en groupe, ils se déplaceront généralement un par un jusqu'à vous, les transformant ainsi en cibles faciles.

 

Darkness

 

Ça tient la route ?

 

Le titre repose sur un scénario solide. Quelques rebondissements vous surprendront et quelques surprises, que nous ne dévoilerons pas, vous attendent. Assistée d'une ambiance lourde et mystérieuse, l'immersion est renforcée par des cinématiques où Jackie tiendra quelques monologues permettant au joueur de s'y attacher et de mieux le saisir. En jouant, vous aurez souvent l'impression d'être en face d'un film sombre et macabre.

De plus, vous pourrez, si vous vous sentez l'âme d'un héros, faire les quêtes annexes qui donnent vie à l'ensemble du jeu. Certains personnages que vous croiserez vous raconteront un passage de leur vie, d'autres vous demanderont un petit coup de main. Ce petit "plus" permet d'allonger d'environ deux heures la durée de vie du titre.

 

l'autre monde

 

Conclusion

he Darkness n'est pas parfait, loin de là, mais l'ambiance dégagée par le jeu en séduira plus d'un. Comme un F.E.A.R ou un Condemned, on s'accroche au jeu pour son scénario et les sensations qu'il procure. Contrairement à ces deux derniers titres et grâce à Darkness, on ne manque pas de puissance de feu et le phénomène surnaturel n'est autre que Jackie ! New-York ne sera pas votre seul terrain de chasse et de règlement de comptes. En effet, le scénario vous fera découvrir des contrées plus sombres que ce que vous pouviez imaginer. Si vous avez apprécié Riddick ou les productions de Monolith, ce titre est fait pour vous et pourra vous tenir en haleine une bonne douzaine d'heures.

 

Note: ce test a été publié sur jeuxonline.info le 2 juillet 2007

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