Et voilà, fin d'année oblige, notre Lara Croft fait sa petite apparition dans un tout nouveau titre et avec un corps encore retouché, question d'être sûr de rester la bimbo du jeu vidéo. Ce titre était très attendu des fans qui espéraient des améliorations notables et la démo nous avait un peu effrayé avec des bugs tout simplement hallucinant pour un jeu à un mois de sa sortie. Insérons donc la galette et voyons ce qui se passe et c'est Yacee, notre gameuse québécoise qui s'y colle.
Réalisation
Comme d’habitude, l’univers dans lequel nous sommes transportés avec Lara est enchanteur. Les graphismes ont encore été améliorés, nous donnant une définition encore plus nette des détails. L’une des choses qui m’a agréablement surprise fut de constater la fluidité de ses cheveux. Plus fin, plus soignée que les précédents Tomb Raider, celui-ci nous fait découvrir bien des merveilles au travers de son épopée. Deux des endroits qui m’ont plu le plus ont été l’Arctique et le Mexique, l’un sous l’eau et l’autre en plein orage. Les créatures sont belles, en particulier les perroquets, qui, lors de leur envol, sont majestueux. Une dernière chose : les cinématiques sont par moment d’une beauté à couper le souffle.
Côté son, rien à redire, c’est magnifique. De la musique de fond à celle de combat, elle nous entraîne dans les coins les plus reculés de la Méditerrané, de la Thaïlande, de l’Arctique et bien d’autres endroits tous aussi palpitants. les uns que les autres. Les bruitages sont de bonne facture et par moment, nous sommes convaincus qu’une bête approche ou nous traque car nous entendons soit gronder, soit les feuilles bouger. L’environnement est parfois inquiétant en jungle, nous laissant sur le qui vive et sous un bon petit stress. Quant au doublage, la voix des personnages furent conservées et si Lara profite d'une bonne actrice, ce n'est pas le cas de certains personnages secondaires qui ont un peu tendance à irriter.
Quoi que classique, le scénario a quelques moments très intéressants et émouvants. Avant chaque nouvelle exploration, vous aurez le choix entre certaines armes et certains habits. Comme d’habitude, Lara recherche des réponses sur la disparition de sa mère et les indices laissés par son père. Les cinématiques sont plus fréquentes que dans les deux derniers épisodes de Tomb Raider, ajoutant de la qualité et de la profondeur à l’histoire. Dès le début, un suspense est installé : le manoir explose et est entrain de brûler. Vous arrivez à vous sortir de cet enfer et voilà que Zip vous tire dessus!!! Mais que se passe-t-il? Remontons quelques jours plutôt…
Côté bug, personnellement je n’ai pas grand-chose à dire si vous avez vu la démo … des textures qui tardent à s'afficher, Lara qui se tient dans le vide (sans blague, ça m’a sauvé la peau plusieurs fois), des bestioles bloquées dans un coin, devenant totalement inoffensives et quelques petits carrés noirs qui disparaissent aussitôt. Mais franchement, la seule chose qui m’a réellement dérangé, c’est la caméra qui parfois ne veut pas nous faire voir l’environnement, nous obligeant à trouver d’autres positions afin de savoir où sauter ou encore où passer. Ha oui, n’oubliez pas de sauvegarder manuellement fréquemment… sinon vous aurez de mauvaises surprises!
Gameplay
Rien ne change vraiment depuis les deux derniers épisodes de Tomb Raider et sa prise en main reste facile, même pour un novice. La gestion des mouvements et des déplacements est simple sauf peut-être lors de quelques combats. Quant à la difficulté, Underworld est de la même veine qu’ Anniversary. Ainsi, par moment il est d’une facilité frustrante pour enchaîner sur un passage qui mettra votre patience à rude épreuve. Les énigmes sont parfois déroutantes, au point de vous mettre en colère, mais l’avantage de Underworld, vous n’aurez qu’à aller dans le menu aide et Lara vous donnera des pistes afin de continuer, même si parfois les infos données sont un peu légères.
Basé beaucoup plus sur le plateforme et la résolution d’énigmes, TR Underworld a délaissé un peu de coté le gunfigth, ce qui est un peu dommage, car il avait été plus présent dans Anniversary et Legend Maintenant le défi se limite à trouver son chemin à suivre sans oublier les artefacts, qui ont été, cette fois-ci, bien cachés. Pour une fois, j’aurai eu énormément de difficulté à les trouver.
Conclusion
D’un point de vue personnel et féminin, j’ai adoré cet épisode de Tomb Raider pour plusieurs raisons : premièrement, le côté plate-forme pur et dur, ensuite, la plongé sous-marine et cerise sur le gâteau, la moto, très «fun», très maniable et qui se contrôle comme un charme. Deuxièmement, les casse-têtes ça me plait et j’ai été servi avec une bonne dose. Finalement, quand j'y repense, j'aurai terminé le jeu pratiquement sans m'arrêter...
Underworld est d’une beauté à vous couper le souffle par moment. La fluidité des mouvements, les cinématiques, une meilleure utilisation de la moto ainsi qu’un niveau de difficulté respectable sont les points forts de ce jeu. Malheureusement, il y a un manque de constance dans cette difficulté, un peu trop grand public. On trouve aussi des armes inutiles comme celle à base de tranquillisant, c'est bien dommage.
Pour terminer, malgré son côté classique, ce Lara Croft est un très bon jeu. Immersif, il peut être dur d’arrêter de jouer car on veut connaitre la suite. Mais comme je l’ai mentionné plus tôt, les stressés du pad risqueraient de jeter leur manette contre les murs.
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