Tuer le jeu vidéo d'occasion, c'est encourager le piratage

Épisodiquement, on voit EA (ou un autre mais c'est eux qui ont commencé) hurler à qui veut devenir sourd que le marché de l'occasion est pire que le piratage. Dernièrement, nous avons vu la sauvegarde unique empêchant d'utiliser le jeu dans une autre machine, l'obligation d'être connecté au net pour authentification (à l'image du MMORPG, jeux de rôle en ligne) mais depuis un moment, discrètement, le numéro de série tue l'occasion.

 

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Le numéro de série à contenu

Le marché du jeu vidéo change. Si tu n'es pas connecté, tu ne profites pas de contenu additionnel et ce, même sur console. Le DLC a changé le visage du jeu vidéo et pas toujours en bien. Entre le contenu inutile et celui qui sort à un prix prohibitif, on est servi. C'est dommage parce que c'est une excellent concept.

Le DLC est aussi une arme anti-occasion efficace. En effet, dans de nombreux jeux on trouve maintenant un ou plusieurs numéros de série à entrer sur le Live ou le PSN. Mass Effect 2 sur PS3 par exemple offre le pack Cerberus. Si vous n'avez pas ce code, vous débourserez 15$ supplémentaires, tant pis pour vous...

Si vous avez payez votre jeu d'occasion une vingtaine d'euros (ou de dollars), vous vous retrouverez donc avec un jeu qui vous coûtera presque le double de ce que vous aviez payé initialement.

Ce bonus offert n'est pas essentiel à la compréhension du jeu et les gens qui ne sont pas connectés sont pénalisés. Les pirates par contre, n'ont qu'à débourser les quelques euros/dollars de DLC et c'est tout. C'est donc bien le joueur honnête qui veut se payer du seconde main qui est lésé par ce type de pratique qui se généralise.

Mais il y a pire mes amis...

 

No

 

Le numéro de série multijoueur

Ouais, bien pire ! Le serial obligatoire en... multijoueur. Entre le Kombat Pass de Mortal Kombat 9 et le code pour dépasser le niveau 5 en ligne à Warhammer 40K, il y a de quoi pleurer.

Dès que vous tentez de jouer en ligne, un petit message s'affiche pour vous dire que sans votre code, vous pouvez oublier les modes online. Une fois encore, on vous propose d'entrer votre numéro ou alors d'aller en acheter un sur le market de la 360 ou la Playstation Store.

Et encore et toujours, celui qui se fait avoir c'est le consommateur ayant acheté son jeu d'occasion. Le pirate lui, s'en fout bien de débourser quelques pièces car, de toute manière, il en dépensera moins que vous et en général, le mode en ligne, il s'en fout parce qu'il préfère rester hors ligne.

Le côté pervers


En plus de nous filez des DLC qui sont étrangement disponibles à la sortie du jeu ou un numéro de série pour avoir le droit de jouer en ligne, ce type de pratiques encourage énormément le piratage.

En y réfléchissant bien, quel est l'intérêt d'acheter un jeu d'occasion pour finalement le payer au prix du neuf ou pas loin ? L'occasion a le mérite de laisser "voyager" des copies officielles d'un titre, le piratage lui, accroît considérablement le nombre de copies illégales.

Économiquement parlant pour un joueur, il devient donc plus intéressant de pirater un jeu et d'acquérir légalement les DLC et ça c'est très dommage.

 

Encore un chat ouais

 

L'occasion, un marché nécessaire

L'occasion est un marché nécessaire. Il permet non seulement de limiter le piratage pur et dur mais il est aussi un moyen d'accès aux jeux vidéo de manière légale aux plus petites bourses. Il permet également, dans de nombreux magasin d'avoir des jeux neuf à moindre coût grâce aux échanges et ce détail n'est pas négligeable.

Aujourd'hui, de nombreux produits sont refusés par les enseignes à cause de ces fameux numéros de série, et ceci est surtout valable pour les titres obligeant à posséder un code pour profiter du jeu en ligne.

Mais sérieux, imaginez que l'on transpose ce système au marché du film d'occasion. Un bon petit numéro de série sur des Blu-Ray ou des DvD avec l'obligation de posséder une platine qui se connecte au net pour authentifier le média ? Tu l'as pas, on te vire le menu et les options pause, avance rapide et retour rapide.

 

se tirer une balle dans le pied

 

Si, à la limite le DLC gratuit est un moindre mal (après tout, jusqu'à présent on se voit offrir des quêtes annexes sans intérêt vital, c'est sympa mais sans plus mais le concept n'est pas éthique du tout et même dégueulasse), interdire le jeu en ligne (ou forcer les acheteurs d'occasion à passer à la caisse pour profiter pleinement du titre) est une insulte aux joueurs et la pire des incitations qui soit au piratage.

Il faut être logique, si un joueur n'a pas les moyens de se payer le titre neuf ou que le titre ne vaut pas sont prix fort (ce qui arrive fréquemment quand même), comment imaginer qu'il va passer 2 fois à la caisse pour un jeu...

Il n'y a même plus d'intérêt pour un joueur d'aller louer ses jeux (autre moyen tout à fait légal, au moins en Amérique du nord) car on se retrouve amputé d'une partie du contenu...

Après tout, en réalité, la majorité des pirates ne jouent pas en ligne (ceux qui le font ayant en général 2 consoles), est-ce que vous croyez sincèrement qu'un joueur ayant acquis un titre d'occasion aura envie de renouveler l'expérience ou sombrera-t-il du côté obscur une bonne fois pour toute ?

 

 

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