UFC-Que choisir s'attaque à l'industrie du jeu vidéo

Ça y est ! Enfin ! Quelqu'un s'est bougé pour attaquer l'industrie du jeu vidéo et ses abus manifestes et uniques que nous subissons depuis des lustres. C'est l'association française "UFC-Que choisir" qui, après 60 ans de bons et loyaux services va s'attaquer à cette industrie qui, entre nous, le mérite bien !

 

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La multiplication des bugs

Jusqu'à la sortie des Xbox 360 et PS3, les jeux console étaient souvent épargnés par les bugs contrairement à l'univers PC qui connaît le problème depuis... toujours.

Internet étant ce qu'il est et les technologies faisant en sorte que les consoles se rapprochent finalement de plus en plus des PCs, les pauvres ont eu le droit à leur quota de bugs.

Je n'en listerai pas mais on peut noter que dernièrement, Skyrim sur Xbox a souffert d'un bug plus que gênant puisque le jeu s'installait sur le disque dur en basse résolution. À cela, vous rajouter une myriade de petits problèmes et vous obtenez un joueur mécontent.

Le fait d'avoir de plus en plus de monde connecté a fait croire au milieu du jeu vidéo que tout le monde possédait une connexion internet pour sa console. Grosse erreur ! Une partie des joueurs (d'ailleurs j'aimerais avoir les chiffres...) ne dispose pas de connexion internet avec sa console. D'ailleurs, si j'ai bien une PS3 et une Xbox connectée, mes consoles secondaires, elles, ne le sont pas (et c'est le bordel pour patcher).

Mais voilà, nous, consommateurs, ne sommes pas particulièrement heureux de voir notre passion devenir de plus en plus frustrante et nos expériences de jeux entachées de problèmes propres à une industrie qui oublie ses clients. Certes, on nous balance le fameux "oui mais aujourd'hui les jeux c'est plus compliqué qu'il y a 10 ans".

On le sait ! Ce n'est pas notre problème. Les téléviseurs aussi sont plus compliqués et ils fonctionnent très bien eux. À la limite, arrêtez d'économiser sur le test de vos jeux, prenez plus de temps pour les sortir mais arrêter, s'il-vous-plaît, de nous prendre pour des idiots.

 

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La cage dorée du pass online

Ça, j'en ai parlé plusieurs fois. Il est anormal qu'on ne puisse pas revendre son jeu comme l'on revend une voiture ou une télé. On l'a payé, on en fait ce que l'on veut du moment qu'on ne le copie pas pour la planète entière. Ce n'est que du bon sens.

À la place, l'industrie ne s'en cache pas et veut tuer le marché de l'occasion. Imaginez 2 secondes que l'on adapte cette façon de penser à l'ensemble de l'industrie, peu importe le domaine. Ce serait une hérésie. Je ne reviendrai pas là-dessus mais sérieusement, les Online pass, ce n'est pas contre le piratage du tout mais bel et bien une arme contre les joueurs honnêtes et la location.

Si t'as pas internet...

Tu joues pas ! De nombreux jeux (je vise ici Electronic Arts et Ubisoft qui ne sont malheureusement pas sur le banc des accusés) nécessitent une activation en ligne pour pouvoir être lancés. Pire encore, certains iront jusqu'à vous empêcher de profiter du jeu sur plus de 2 ou 3 ordinateurs.

En gros, privé de jeu si, comme moi, tu passes d'un laptop à un autre ou à un desktop. Si tu comptes jouer dans les bois, tu oublies aussi car là, tu n'as plus de connexion.

D'ailleurs, ils peuvent aussi brider le contenu de l'utilisateur sans connexion. Il arrive souvent qu'un numéro de série soit disponible dans le coffret du jeu . Celui-ci vous permet d'obtenir un DLC gratuit, c'est-à-dire du contenu additionnel pour lequel vous avez de toute manière payé (phénomène né sur console)...

Mais voilà, si tu n'as pas internet sur ta console, tu peux oublier ou si tu revends ton jeu, l'acheteur devra débourser quelques dollars ou quelques euros pour bénéficier du contenu que toi, tu as eu à l'origine...

 

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Que-Choisir a visé juste...

Ces éléments sont les plus dommageable au consommateur. Bugs, Online pass, DLC inclu, DRM inadaptés sont autant de problèmes qui, finalement, obligent le joueur à pirater son achat. Les studios le savent, ils ont quand même des tripotées de gamers dans leurs structures mais ils s'en foutent. L'actionnaire est sûrement plus important que l'acheteur...

De plus, Que-Choisir, en saisissant la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) comprend qu'elle ne peut cerner l'ampleur du problème car elle ne peut connaître que ce qui remonte jusqu'à elle. Des enquêtes systématiques permettraient de faire ressortir la gravité de la situation.


...Mais a oublié quelques acteurs

Sur le banc des accusés, nous avons Codemasters, Warner Bros Interactive, THQ, Bethesda, Game, Fnac Direct et Micromania. C'est bien ! Mais quand on me parle de DRM et de bugs, je pense en effet beaucoup à Bethesda mais je pense aussi à Ubisoft et Electronic Arts avec leurs politiques souvent plus que douteuses.

Il ne faut pas oublier qu'ils sont des acteurs importants de la période que nous vivons actuellement. Même si parfois ils ont reculé, ils y sont quand même pour quelque chose dans le modèle économique que nous subissons actuellement. Souvenez-nous de Assassin's Creed avec lequel il a été impossible de jouer ou encore les bugs de Origin. Souvenez-vous aussi des DLCs gratuits si on a le code original dans la boîte ou les online pass...

 

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Conclusion

Tout n'est pas parfait et certaines entreprises qui mériteraient d'être présentes auprès de Codemasters, Warner Bros Interactive, THQ et Bethesda semblent avoir de la chance pour le moment. Toutefois, le vent pourrait tourner.

UFC-Que Choisir a su analyser les problèmes que rencontrent fréquemment et injustement les joueurs. Alors que l'industrie du jeu vidéo est devenue incroyablement prolifique en dégageant des chiffres d'affaire monstrueux, le joueur, lui, se voir offrir des jeux souvent plus beau, c'est vrai, mais des jeux qui fonctionnent mal et qui sont extrêmement restrictifs dans leur usage.

Alors maintenant, espérons que le Online pass sera banni, que les tests des productions ne seront plus bâclés et que l'industrie apprendra un peu plus à respecter ses clients...

Avec un peu de chance, nous allons peut-être nous réapproprier nos jeux...

 

 

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